samedi 16 avril 2011

Conclusion de ce voyage d'initiation à la coopération internationale

De retour au Québec depuis 4 mois et je prends enfin le temps de déposer les mots sur mon écran. Des mots qui arrivent péniblement à prendre forme tellement il y a des contradictions dans mes émotions et mon ressenti. J'ai relu tous mes textes précédents afin de m'y imprégner à nouveau...et je revivais les mêmes émotions au fur et à mesure que je lisais. Oui, c'est gravé dans ma mémoire et mon âme ces 2 mois intenses dans ma vie, et qu'est-ce que j'en fais maintenant? Je ne sais pas.
Vais-je revenir au Honduras? Je ne sais pas.
Vais-je faire un autre voyage d'initiation à la coopération ailleurs dans le monde? Je ne sais pas
Je sais toutefois que je reviens différente et je suis plus sensible à la réalité dans le monde.  Ma consommation a changé, beaucoup changé...ça, c'est réel. Je choisis les marques de compagnie lors de mes achats. Je regarde tout sur le produit. Le commerce équitable prend la plus grande part de mes choix. Je me sens bien petite dans cette immensité de surconsommation et ça m'attriste. J'en parle à mes amis, ma famille c'est ma contribution pour le moment.
Je crois que je suis encore sur le choc du retour car les mots n'arrivent pas à percer le mur du silence dans mon coeur et mon âme.
J'ai encore le désir du soleil du Sud mais pas dans des hôtels de luxe, j'ai le désir de visiter d'autres peuples mais pas de revivre dans les mêmes conditions...
Je suis mêlée dans ma tête. J'ai vu un ailleurs, loin de ma réalité. Je reviens en ouvrant une fenêtre sur la réalité dans ma région. Où dois-je aider? Qui m'appelle? Il y a tellement d'appels à l'aide dans le monde, et il y aussi des appels à l'aide près de chez moi. Tout se bouscule dans ma pensée. Un autre temps de réflexion s'impose et je sais qu'un jour proche j'entendrai l'appel dans mon coeur et je saurai réellement où je pourrai aider au mieux de mes connaissances et mes habiletés.
Mes plus grandes occupations se situent avec ma famille et mes amis comme je l'ai toujours fait mais un pas, un petit pas vers l'autre, cet inconnu, agrandirait une fois de plus,  mon "chant du coeur".
Je laisse la Vie créer une symphonie pour moi et ma famille.
Je reviendrai peut-être publier un autre message mais peut-être aussi que c'est le dernier...je ne sais pas.

3 commentaires:

  1. Salut !

    Waouh ! Merci pour ce témoignage... Ma copine s'appele Digna Izaguirre et habite Evendo suburb de San Pedro Sula.

    Je suis écrivain - romancier- prte plueme- correcteur- relecteur- cimoité d electuer : metier du livre- freelance donc.

    Je suis libre contractuellemnt et sans contingnences réelles.

    Digna me dit qu'elle en le vit pas comme ce qui est rapporté dans les journaux, qu'elle n'a jamais eu de pb- mais je vous crois bien volonté - peut etre est ce pire pour un gringo - y a t il du racisme ?

    J'ai bien enregistré les consignes de survie transmises par des us ou cannadiens : mais votre témpignage est moins effrayant : donc si j'y vais j' y meurs ou pas . Comment avez vous fait pour survivre ?

    Pour ce qui de SPS, j'ai vécu à Bangkok : opposé car il n'y a pas du tout de criminalité : ok.

    Je veux dire que j'ai une petite experience du dépaysemnt expat.

    Est ce possible de travailler la bas pour de l'aide scolaire, culturelle, associative sociale : ce sont mes branches.

    l'argent : carte bancaire, traveller check, devises : je sais jamais sur moi ou a peine et jamais tous dans le meme sac.

    Valise ou sac à dos.

    Vous remarquerez que j'essaie de me rassurer en parlant des prepartifs...

    Mais bon la vraie questions : est ce que par amour - meme si je sais que cette denrée est rare et perissable de nos jours - je peux tenter la mort : car voila ce qui ressort de votre temoignage :

    c'est aussi dangereux que l'afghanistan, bagdad, lybie, cote d'ivoire de nos jours.

    Donc la mort est partout.

    C'est pour ça que je parlais de roulette russe.

    Vous vous y avez survécu donc vous avez tourné le barillet et ete chanceuse ou je peux tenter de suivre votre exemple.

    Merci pour tout. @ bientot.

    Merci.*Pyes.

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  2. Bonjour Pyes
    Je dois vous dire que votre message est un peu floue. Vous possédez des expressions qui me sont inconnues. Je crois saisir en gros votre message qui se portent sur vos peurs de ce voyage. San Pedro de Sula est la partie la plus risquée du pays. Je vous conseille la plus grande vigilance. Vous devriez séparer votre argent en plusieurs endroits sur vous...et surtout déambuler dans les endroits sécuritaires. Vous pouvez m'écrire sur mon adresse courriel: carolehonduras@hotmail.com
    Bon voyage!

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  3. Bonjour
    Je comprend votre désaroi; il est vraie qu'il y a tellement de gens démuni dans le monde est que des fois on se demande si on sert à quelque chose?

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