samedi 11 décembre 2010

Mariage typique Hondurien

Bonjour
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas! Une expression vraie dans mon cas sauf que la ressemblance se situe aux niveaux des émotions. J'ai été encore émue aujourd'hui car j'ai assisté à un mariage hondurien type et sobre. Mais quelles belles émotions, j'ai vécues! Je vous raconte...
J'habite dans la maison Mer et Monde où la coordonnatrice Isabelle habite avec son copain Carlos (hondurien). L'oncle à Carlos se mariait et ils nous invitaient à son mariage.
Donc, nous sommes partis en taxi (coutume du Honduras) vers l'église. Une église (catholique) de mission bâtie sobrement avec de la taule au plafond et quelque bancs en bois et beaucoup de chaises de patio en plastique. Elle était située dans un quartier très très pauvre de Tegucigalpa. Des maisons bâties avec des annonces de Pepsi ou Coca cola.
Il y avait un camion avec la famille de Carlos qui suivait notre taxi. Ils arrivaient d'une ville située à 3 heures de la capitale Tegu. Il y est sorti environ une dizaine de personnes dans la boîte du camion.


Il y avait 4 mariages en même temps.













Une messe qui a duré 2 heures et bondée de gens des 4 mariages. Beaucoup, beaucoup d'enfants dans l'église...belle dynamique!
Et pour terminer...la marche nuptiale....Regardez la vidéo, c'est à voir:

Ensuite nous avons marché sur une route dans la montagne pour se rendre chez les voisins des mariés qui ont décoré leur maison pour accueillir les invités du mariage.

Voici quelques photos capturées sur la route vers la maison du mariage. Ouf une montée qui m'a demandé beaucoup d'effort car c'était très abrupte mais j'y suis arrivée.

un mur d'une maison aux couleurs de Coca Cola



Isabelle et moi en route pour la montée


Sur le chemin de la montée, on rencontre une petite fille devant sa maison


Un vue d'une route à la montagne

Vue en haut de la montagne

Et nous voilà rendus chez les voisins accueillants et la fête commence. Il y a eu de la musique et la nourriture typique du Honduras: tortillas, poulet, riz et salade aux patates avec un verre de pepsi sans alcool car c'est trop cher. Et la musique commence!
Nous nous sommes bien amusés, les enfants aussi. Un mariage typique et très joyeux. J'étais aux anges!
Ça termine bien ma dernière aventure au Honduras.
Regardez-bien ces deux jeunes danseurs, danser le regeaton...
Je vous laisse sur ces dernières images vidéo...



vendredi 10 décembre 2010

Sans photo mais avec tout mon coeur

Bonjour
Je me pose la question à savoir comment vous dire en mots ce que j'ai vécu en émotions. Ma curiosité et mon innocence pure m'amènent quelquefois dans des lieux que je ne voulais pas vraiment aller, si j'avais su.
Ce matin j'ai visité l'hôpital du peuple. C'est un immense hôpital avec plusieurs unités de soins variées. Marie Luisa nous a accueilli à son bureau, elle est travailleuse sociale et demande quelle unité j'aimerais visiter. Spontanément j'ai répondu, la pédiatrie. Pourquoi ai-je répondu ça?????? Je n'en sais rien mais me voilà partie accompagnée de 2 autres travailleuses sociales et Soeur Gisèle (mon interprète, au cas où je ne saisirais pas tout ce qui se dit). Premièrement n'entre pas qui veut y entrer dans cet hôpital, il y a un garde à la porte qui filtre tous les arrivants. Nous avions un rendez-vous avec Marie Luisa, heureusement. On se croyait dans un petit monde sous-terrain tellement il y a du brou-ha-ha, des gens partout qui faisaient la ligne d'attente. Un hôpital comme tant d'autres que j'ai déjà vu au Québec, pas trop neuf avec des plafonds qui ont connu l'innondation et des murs de ciment qui pèlent. Bon! jusqu'à date ce n'est pas si mal, me dis-je! Nous entrons finalement dans l'unité d'insuffisance urinaire de pédiatrie...des salles de 8 bassinnettes (petit lit pour enfant) accompagné d'un parent, généralement la mère. C'étaient des enfants qui venaient régulièrement car ils avaient une maladie génétique et revenaient jusqu'au dernier moment de leur jeune vie. Il y avait une enfant d'environ 12 ans, mourante dans une chambre privée avec une vitre dans la porte pour la surveiller à distance. Je ne suis pas entrée dans la chambre. Nous sommes allées ensuite voir l'unité de soins intensifs pédiatrique...oufff mon coeur a fait un tour dans ma poitrine. J'ai beau être infirmière mais les soins intensifs ce sont les soins intensifs et là, c'étaient des enfants qui attendaient la mort, dont la médecine ne pouvaient rien pour eux.. Un accidenté d'auto, un jeune enfant de 10 mois avec une atteinte cérébrale entre la vie et la mort, un bébé de 4 mois...et un autre dont je ne me souviens pas la raison de sa fin de vie. Une femme médecin nous accueille et quand elle a su que j'étais infirmière, m'a remis une blouse bleue à manche longue et m'a fait entrer. J'ai demandé si je pouvais toucher les enfants...après m'avoir lavé les mains, évidemment et elle a accepté. Le petit bébé de 10 mois semblait à semi-conscient et je lui ai touché la cuisse de ma main chaude et douce...Mon coeur était rempli d'émotions, j'étais sur le bord des larmes...je me suis ressaisie en "bonne" infirmière...mais toute la peine du monde remplissait mon coeur et en même temps je savais que nous avons tous une mission, si courte soit-elle dans la vie. En enserrant sa cuisse de ma main, je dis au bébé: "Ça va aller!" et je pensais à son passage dans l'autre monde après la vie. Ces moments furent courts mais parurent extrêmement longs pour moi tellement ils étaient intenses en émotion. À ma sortie des soins intensifs, j'ai serré longuement dans mes bras la femme-médecin, qui s'appelait Flora, en la remerciant de m'avoir accepté dans l'unité. Elle m'a sourit gentiment mais il y avait au-delà de ce regard, une compréhension mutuelle de notre impuissance devant l'incommensurable. Un moment intense que je n'oublierai jamais!

Nous nous sommes dirigées ensuite dans la section des grands brûlés...j'y suis entrée toute habillée à partir du chapeau, masque, blouse à manche longue et bottes de tissu...même visite mais cette fois-ci moins intenses car les petits brûlés avaient des petites brûlures...En fait pas si petites mais au moins ils vivaient et n'étaient pas entre la vie et la mort. La visite fut courte car je commencais à me sentir remplie de vision, d'émotions, de projets etc. La suite de notre visite s'est passée comme sur un nuage, je regardais mais je voyais peu, j'écoutais mais j'écoutais peu, j'étais remplie de cette Présence qui comble le vide au dedans...et qui remplit de Lumière comme toutes les sections de l'âme. C'est ce que je vivais! La visite a duré environ 3 heures et j'ai déjà pris en note des noms d'infirmières et de contacts importants car j'aimerais vraiment revenir 2 à 3 semaines avec des étudiantes infirmières du Québec pour un stage. J'en ai parlé avec l'infirmière-chef de l'hôpital et elle accepterait volontiers toutes étudiantes venues de l'étranger avec un protocole officiel, un espagnol correct et ma présence comme superviseur. C'est mon autre projet à mon retour au Québec. Il va me demander un peu plus de rédaction à écrire mais j'y pense sérieusement de venir ici avec des étudiantes. Pour moi, c'est un vieux rêve que je n'ai pas réalisé comme étudiante infirmière et je ne le réalise qu'à ma retraite. Ce serait tellement bon pour les jeunes infirmières de connaître une autre réalité avant de commencer leur profession. Ça pourrait leur donner le goût de l'infirmière missionnaire ou tout simplement l'ouverture d'une autre réalité humaine.
Je termine ici la rédaction de ma journée et je reviendrai cette fin de semaine avec ma conclusion de stage.

à la prochaine
Carole

jeudi 9 décembre 2010

Le début des "au revoir"

Bonjour/bonsoir
La fin de mon stage approche à grands pas. Ça commence à sentir le début des dernières rencontres.
J'ai travaillé mercredi au centre du bon pasteur et nous sommes allés au restaurant pour notre repas de Noël , notre dernière rencontre avec Soeur Gisèle et Don Carlos, l'administrateur.

Un lien d'amitié s'est créé entre nous et il y aura des échanges de courriel jusqu'à mon retour au Honduras. Mon désir le plus cher est de revenir l'an prochain avec la maîtrise de l'espagnol et mon aide plus concrète au Buen Pastor. Nous espérons sincèrement que le centre aura une subvention du gouvernement hondurien. Faisons des prières afin que cela se produise car tout est sur une corde raide là-bas. Ils ne pourront pas survivre longtemps à gérer et administrer ce centre s'ils ne reçoivent pas de dons ou de subventions. Je prévois faire des levées de fond pour eux, quand je serai rendue au Québec. C'est mon plus important projet de retour au Québec et d'implication comme coopérante internationale. Je me laisse le temps d'atterir au Québec, vivre le temps des fêtes, recevoir la bonne nouvelle d'une subvention pour que le centre El Buen Pastor continue et ensuite je vais oeuvrer pour envoyer de l'argent au Honduras à cette bonne oeuvre. Ce sera à suivre...

Aujourd'hui, ce fut mon dernier cours d'espagnol avec Aimee. Nous nous sommes serrées dans les bras avec une petite tristesse au coeur. De bons moments passés auprès d'elle à apprendre la langue spécifique du Honduras et ses tournures de phrases, ses accents, ses spécificités particulières là-bas. Je vous en donne une: "Vos"....(se prononce vosse)...c'est le "tu" du Honduras...Vos sos...veut dire "Tu es"...Imaginez comment c'est plus difficile lorsqu'un peuple ajoute un pronom.
Yo soy (Je suis)
Tu eres (Tu es) (informel)
Vos sos (Tu es) (plus familier)
Usted es (Tu es) (plus formel, plus poli)
El es (Il est)

Quelle belle langue remplie de nuances! Merci Aimee de m'avoir accueilli dans ton pays et merci pour ta patience et ton professionalisme. Elle est douée pour les langues. Elle étudie à l'université à Tegucigalpa en langue française et anglaise. Je ne l'oublierai jamais.


Et pour terminer pour ce soir, je vous parle de mon coup de coeur...Walther...mon "Che" du Honduras.
Eh!oui! J'ai tombé en amour! Je vous l'ai bien caché, n'est-ce pas?
En fait, j'ai tombé en amour avec ses oeuvres car c'est un artiste-peintre dont je vous ai parlé auparavant mais je lui avais fait une commande spéciale qu'il est venu livrer aujourd'hui. Je me suis achetée un cadeau, à moi de moi-même:
Carlos et Walther, deux cousins

Incroyable comme le monde est petit. Le peintre Walther et Carlos sont cousins. Isabelle ne le savait pas.
Je crois dans les liens qui relient tout...des liens invisibles.

Revenons à Walther, il possède une technique tellement particulière que c'est presqu'impossible de la décrire. J'admire cet artiste-peintre qui possède un grand talent, qui possède de belles valeurs, qui croit dans ce qu'il fait. Comme il disait: "Je n'adhère à tout ce que Ché a fait, mais l'essence de cette personne m'inspire beaucoup. Il peint John Lennon, il aime sa musique, il peint Jésus, il croit en ses idéologies mais il est avant tout un peintre qui aime ce qu'il fait.
J'aimerais qu'il soit connu au Québec car il le mérite tellement...(comme bien d'autres artistes québécois, je le sais) mais quand il y a un coup de coeur, on n'y peut rien sauf en parler. Ses oeuvres se vendent tellement peu cher car la monnaie est beaucoup moindre au Honduras. Si vous avez envie d'avoir une toile, c'est possible, j'ai un contact qui fera la livraison.
Alors voilà pour ce soir, demain je fais la visite de l'hôpital du peuple.
Je reviendrai avec mes observations, mes commentaires et mes émotions, ça, j'en suis certaine.
Hasta luego
Carole

mardi 7 décembre 2010

Photos seulement




Travailleurs en équilibre sur des briques
  Bonjour tout le monde
Aujourd'hui je vous partage des photos uniquement avec quelques notes au bas de quelques unes.
Vous allez voir ce que mes yeux ont vu!
Bon visionnement attentif!!! (Cliquez sur les photos pour les agrandir)

Je commence par les photos insolites:
Sur la porte d'entrée d'un magasin



Différents fils d'électricité, téléphone, cablevision et un travailleur à sa pause...comme au Québec
  






       



Travailleurs de la construction

Fréquemment vu dans les rues...comme autrefois


Dépanneurs typiques du Honduras...interdiction d'entrer..on doit passer notre commande à l'extérieur et ils nous donnent nos choses par le petit carré dans la porte.
 
Transport en commun usuel


Drapeau cubain et USA côte à côte, du jamais vu!
 



Comparer la grosseur sur une tuile de 12 pouces par 12 pouces...Assez grosse merci! C'était dans notre chambre au lac Yojoha...notre compagne de chambre solitaire.
  
une vache récalcitrante...

Conducteur de la wagonnette âgé de 8 ans



Coca cola a sa montagne comme Hollywood a la sienne
 

C'était une série de photos inusitées et insolites captées au Honduras. Il y a quelques photos qui me rappellent les temps de ma jeunesse où les lois étaient moins arides envers les enfants...Les promenades dans la boîte du camion, chose du passé...

Voici quelques photos superbes:




Vue de Tegucigalpa à partir de El Hatillo
Bien oui! il y a des cactus au Honduras



Superbe toile du peintre Walther Alexis B. Urquia à Marcala accrochée au mur d'un restaurant


John Lennon par le peintre hondurien
En voyant ces superbes toiles sur les murs de plusieurs restaurants, j'ai voulu rencontrer le peintre...et la Vie m'a donné la chance que ce soit le cousin de la gentille dame à Marcala, Miriam, qui le connaissait très bien...et qui a organisé une rencontre avec le peintre:
J'ai acheté cette toile qui illustre bien le travail du café à Marcala.
J'étais un peu gênée du prix ridicule qu'il demande pour ses toiles...et j'ai commandé un Ché dont il viendra me porter à la maison Mer et monde d'ici le 13 décembre.

Voilà pour aujourd'hui une visite photographique de ma visite au Honduras.

à bientôt
Carole